Octobre : un invité surprise le Saint-Pierre

Brève présentation du Saint-Pierre

Aussi appelé ZEUS FABER, le Saint-Pierre est une espèce de poisson de la famille des ZEIDAE.

On le reconnaît très facilement de par sa forme très atypique : il est plutôt haut et comprimé, possède une grande tête et une gueule lippue (grosse lèvres). Une tâche circulaire sombre marque ses flancs. Les biologistes y voient un faux oeil qui effraierait ses prédateurs. On donne aussi une explication religieuse à cette tâche : la légende selon laquelle Saint Pierre apôtre, attrapa un poisson sur l’ordre du Christ pour retirer de sa bouche une pièce d’or. L’empreinte de son pouce aurait marqué les flancs du poisson …

C’est un poisson qui vit en haute mer, bien présent sur la côte atlantique. Il affectionne les fonds sableux.

Le Saint-Pierre est mauvais nageur, il chasse ses proies à l’affût. Sa bouche est protractile : elle se déploie, s’allonge considérablement pour saisir ses proies. Il se nourrit de petits poissons tels que la sardine, le hareng, de céphalopodes comme la seiche mais aussi de crustacés.

Il fraie généralement de juin à août dans le Golfe de Gascogne. Il atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 3 ans (le mâle mesure alors entre 23 et 29 cm et la femelle entre 29 et 37 cm). Il peut atteindre 90 cm pour 8 kg et vivre une douzaine d’années maximum.

La commercialisation du Saint-Pierre n’est pas soumise à une taille minimale de capture, mais rappelons cependant que sa maturité sexuelle est atteinte aux alentours des 37 cm.

Le Saint-Pierre est un poisson noble, très recherché au niveau culinaire.


Récit de notre partie de pêche

C’est de bon matin que nous avons pris la direction du large. C’est toujours un régal, un vrai plaisir pour les yeux d’observer ce lever de soleil du port du Logeo.

L’objectif de ce guidage était de s’amuser sur du multi-espèces pour changer de la traditionnelle pêche du bar aux leurres, les poissons visés étaient donc le lieu jaune mais aussi merlans et tacauds.

Dans un premier temps, durant l’étale, nous avons prospecté une zone de 35 à 40 mètres de profondeur, le leurre qui nous a permis d’être les plus efficaces fût le Metal Spot de Flashmer en 80g : merlans et tacauds de bonne taille s’enchaînent dans le bateau. Le montage avec teaser, une plume qui devance le jig, se révèle aussi très efficace.

Puis nous explorons une deuxième zone située sur la même ligne de sonde, mais le courant s’étant mis en place, une dérive plus rapide nous contraint a pêcher plus lourd, les coefficients de marée sont importants (102). Le Metal Spot de Flashmer en 80g trouvait ses limites en terme de poids car nous n’arrivions plus à le poser au fond en verticale. On passe alors en mode gros leurre, ce sera le shaker de Lunker City en taille 20 cm qui sera sorti de la boîte, armé de tête plombée de 100g et 120g.

3 couleurs seront mises au banc d’essai par mes stagiaires  : atomic chicken (orange), bubble gum ice (rose) et Ayu (dos kaki corps blanc). Je place un teaser sur certaines lignes, pour la plus grande joie des tacauds …

Nous effectuons une 2ème dérive sur zone et soudain un des mes stagiaires sent un blocage net, s’ensuit le ferrage. La NFC 705 encaisse facilement les coups de tête, mais le poisson se fait attendre, avec la dérive pas mal de fil était sorti du moulinet …

On s’attendait tous à un lieu jaune mais surprise … le premier Saint-Pierre apparaît avec le shaker rose !

Toute la troupe ragaillardie par cette prise, se remet à la tâche. Je décide alors de monter les autres lignes avec des shaker rose. Placement du bateau sur la dérive précédente, et … bim 2 touches simultanées. Deux autres Saint-Pierre seront mis à l’épuisette. Guidage multi-espèces validé !!!